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1900 (le 1er septembre) : naissance à Attigny dans les Ardennes, 1907 : sa famille s’installe à Autun. Le petit André prend goût à la flânerie désintéressée, 1917 – 1920 : il met la dernière main à ses études de philosophie et retourne dans les Ardennes défigurées par la guerre. Il découvre Rimbaud, 1920 – 1923 : il accomplit son service militaire et fait la connaissance de Marcel Arland, Georges Limbour et Roger Vitrac avec lesquels il fonde deux revues éphémères : Aventures et dés 1924 – 1928 : il est nommé professeur à Athènes. La Grèce est pour lui, une découverte sans précédents, 1928 – 1929 : il rentre en France et enseigne à Béthune et commence à publier des textes poétiques, 1929 – 1934 : il est nommé à Provins et publie son premier roman Campements chez Gallimard. Il se marie en 1932 avec Suzanne. Un an plus tard, naît François, son fils, 1935 – 1943 : période assombrie par des difficultés éditoriales. La guerre l’envoie sous les drapeaux. Il correspond avec Paulhan et publie des nouvelles en revue, 1943 : professeur à Coulommiers. Deux nouvelles publications chez Gallimard : Le village pathétique et Nulle part. Il rejoint Henri Thomas et Jacques Brenner au sein de la revue 84,  1948 : il reçoit le prix Sainte-Beuve pour David aux éditions de Minuit, 1949 : il se lie d’amitié avec le poète Jean Follain,  1955 : Le Pays où l’on n’arrive jamais paraît chez Pierre Horay. C’est un triomphe public et critique. Il reçoit le prix Fémina, 1961 : retour dans le giron de Gallimard. Retraité de fraîche date, il se consacre pleinement à l’écriture entre Paris et son « baraquement SNCF » de Mont-de-Jeux dans les Ardennes, 1974 – 1975 : Grand Prix de Littérature de l’Académie Française et Prix National des lettres. Il publie à un rythme constant, 1984 : une grande année dhôtelienne avec : Histoire d’un fonctionnaire, Nouvelle chronique fabuleuse, L’école buissonnière, 1991 (le 22 juillet) : un an, jour pour jour après la disparition de Suzanne, André Dhôtel tire sa révérence.

André Dhôtel

1900 - 1991

Bientôt, aux éditions Sous le Sceau du Tabellion, une réédition très attendue d'un des chefs-d’œuvre d'André Dhôtel

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Pierre Lartigue, professeur et critique de danse, poète, a publié aussi trois romans : « La jolie morte » aux éditions Stock, « Beaux inconnus » et « Des fous de qualité » chez Gallimard. Il est par ailleurs, l’auteur de nombreux essais dont « L’hélice d’écrire » aux Belles Lettres, ouvrage dans lequel il célèbre l’obsédante et subtile machinerie de la sextine (six strophes de six vers, terminés par six mots-rime), une forme inventée par Arnaut Daniel au XIIème siècle et remise, dans le respect de la tradition, au goût du jour et « Plumes et rafales » aux éditions de La Bibliothèque où il évoque sa passion pour l’une des périodes, le XVIème siècle, qu’il considérait comme une des plus fécondes de notre littérature. Il place en exergue de son livre, cette citation empruntée à Philippe Desportes et qu’on lui appliquerait volontiers : je laisse au philosophe et aux gens de loisir, à mesurer le temps par mois et par journées, je compte, quant à moi, le temps par le désir. Il n’en est pas moins de son siècle et a été reconnu, dès ses débuts remarqués en poésie, par Louis Aragon, comme un des très grands poètes qui comptent aujourd’hui et qui compteront demain.

Pierre Lartigue

1936 - 2008

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Louis Codet est mort, la veille de Noël 1914, à l’hôpital du Havre, des suites d’une blessure à la carotide, contractée « au combat », le 5 novembre 1914, au pont de Steenstrate, dans les Flandres. Il s’est offert ainsi le luxe de mourir pour le roi de Prusse. Un peu par inadvertance, il est vrai. Conscient de son état jusqu’au bout, veillé par son épouse, il avait même pensé, un moment, s’en sortir ; l’opération qui devait le sauver lui fut pourtant fatale. Il avait trente-sept ans. Il avait le goût du bonheur et aimait furieusement la vie, comme le prouvent assez ses écrits, publiés de son vivant, avant-guerre – dont « La petite Chiquette » parue chez Fasquelle en 1908 – ou encore ceux qui le seront, à titre posthume, dans la période de l’entre-deux-guerres ; comme en attestent aussi les témoignages nombreux, de ses amis fidèles, qui en parlent comme d’un homme irréprochable : « pas un vice, pas un travers, pas une négligence ! » et qui possédait en outre, comme personne, le « don de l’amitié ».

Louis Codet

1876 - 1914

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Faute d'un biographe patenté... (il devient urgent d’ailleurs qu’il se fasse rapidement connaître. Avis aux amateurs ! L'auteur est prêt à lui fournir une ample matière) ... il va bien falloir qu'il s'y colle.

Sa modestie, en passe de devenir proverbiale, suffirait d’ailleurs à lui interdire de se montrer, par trop et sur un tel sujet, dithyrambique. Il s'efforcera donc d'être factuel.

Je, tu, il, est né en 1957. Ce que ne laisse guère deviner, la photo, en noir et blanc, qu’il a choisi pour le représenter. Il n'en a pas trouvé, il est vrai de plus récente.

Je, tu, il, "est né dans un petit village / qui a un nom pas du tout commun / bien sûr entouré de bocages / c’est le village de G… " (et tant pis pour la rime).

Premier de sa lignée, à quitter le dit village, il en est resté, depuis, comme deux ronds de flan.

C’est là, à l’école communale, faut dire et ce, pour le restant de ses jours, qu’il a appris à lire, à écrire et à compter. A lire (dans la stricte observance de la méthode syllabique) et à écrire (à la plume et avec les pleins et les déliés), au point de ne jamais s’en être remis tout à fait.

Il est devenu, après bien des tours et des détours, bien des lectures, bien des atermoiements, écrivain (un bien grand mot pour cet éternel apprenti) et se mêle aujourd’hui d’être éditeur.

Quant à la date de son décès, il compte en réserver, le moment venu, la primeur, à ses plus fidèles lecteurs, dans un article nécrologique qu'il avoue bien volontiers, ne pas avoir encore eu le cœur de rédiger.

Après tout, y a pas le feu !... sinon un "Feu de tout bois" paru en 2019 aux éditions Sous le Sceau du Tabellion (Tiens, tiens !)

Alain Chassagneux

1957 -