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Judith Wiart est née au Havre en 1970. Elle aime donc les huîtres normandes et Little Bob Story. Dans les années 80, elle écoute en famille, la météo marine sur France Inter. Elle finira par prendre le large. Elle vit aujourd’hui à Lyon où elle enseigne et s’est naturellement (parce qu’elle sait y mettre du sien), prise de passion pour les grattons et Louise Labé. Quand elle n’écrit pas à quatre mains, avec Frédérick Houdaer ou Judith Lesur avec qui elle a co-écrit et publié en 2020 Ping-pong, texte & photo, ou quand elle n’emprunte pas les transports en commun, elle s’adonne volontiers aux formes courtes. Elle a publié à ce jour, aux éditions Le Clos Jouve : Le jour où la dernière Clodette est morte en 2020 et Les Gens ne se rendent pas compte en 2022.

Judith Wiart

1970

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Frédérick Houdaer est né à Paris en 1969. Il vit à Lyon depuis une trentaine d’années. Il déménagera au bord de la mer. Il est l’auteur, en solo, de dix-sept ouvrages publiés dont plusieurs romans (aux éditions du Serpent à Plumes, La Passe du vent, Le Dilettante), neuf recueils de poèmes (aux éditions La Passe du vent, La Boucherie Littéraire…) et un essai consacré au poète Tristan Corbière (aux éditions Le Feu Sacré). Après avoir dirigé une collection de romans francophones aux éditions À plus d’un titre puis une collection de poésie aux éditions Le Pédalo Ivre (une trentaine de titres parus), il a co-fondé en 2018, les éditions Le Clos Jouve. Il est en outre créateur et animateur, depuis 2010, d’un Cabaret Poétique au Périscope, une salle de jazz lyonnaise.

Frédérick Houdaer 

1969

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Christopher Murray Grieve alias Hugh MacDiarmid (son nom de plume) naît le 11 août 1892 à Langholm. Il est considéré aujourd’hui comme le père de la Renaissance littéraire écossaise. Il est d’abord journaliste en Écosse et au Pays de Galles, puis à Londres après la première guerre mondiale.

Par haine des Anglais et par horreur du philistinisme anglo-saxon et de la langue anglaise comme langue du pouvoir, il s’engage très tôt politiquement en fondant le parti nationaliste écossais et en s’inscrivant au parti communiste dont il est bientôt chassé.

MacDiarmid s’exile en 1933 dans les îles Shetland avec sa seconde femme et reste dix ans dans ces confins du monde, au milieu des grands Labbes et des Fous de Bassan, dans un grand dénuement et une solitude assumée. 

Plus tard, MacDiarmid vit de nouveau en Écosse, dans un cottage, à Biggar, dans le Lanarkshire, après avoir reçu, en 1950, une pension civile. Il est toujours pauvre, toujours farouche, toujours prêt à voir rouge. 

Vient le temps des voyages. Il visite l’URSS, puis la Chine, puis l’Est : Tchécoslovaquie, Bulgarie, Roumanie, Hongrie, le nouveau monde, Canada, USA en I967, enfin l’Italie en 1971, où il rencontre Ezra Pound. 

Après le temps des voyages, celui des breloques : Il est fait membre honoraire de l’Académie d’Écosse, docteur honoris causa de l’Université de Dublin (1978), intronisé grand échevin de l’Académie du Pur Malt Écossais, distinction après laquelle il ne lui reste plus qu’à mourir, ce qu’il fait, à l’hôpital d’Edimbourg, le 9 septembre 1978.

Hugh MacDiarmid

1892 - 1978

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Washington Irving, essayiste, historien et conteur, est né à New York  Il s’y est éteint en 1859. S’étant rendu à Liverpool après la guerre d’Indépendance, il séjourne durablement en Europe : dix-sept ans en Angleterre où il écrit Le livre d’esquisses qui le fait connaître aussi bien à Londres que dans sa ville natale ; nommé ensuite attaché d’ambassade en Espagne, il y trouve une nouvelle source d’inspiration qui se traduira par les publications successives de : Histoire de la vie et des voyages de Christophe Colomb en 1828, Chronique de la conquête de Grenade, l’année suivante, Les contes de l’Alhambra en 1831. Il est considéré à juste titre, comme un des pionniers de la littérature américaine et est régulièrement réédité et traduit. Il campe dans ses œuvres des personnages qui restent à jamais gravés dans la mémoire du lecteur, tels Dietrich Knickerbocker qui symbolise à lui seul les premiers habitants de New York ou encore le valeureux, cossard et intempérant Rip Van Winkle. Un de ses contes : Sleepy Hollow, la légende du cavalier sans tête a été adapté avec succès, pour le cinéma, en 1999, par Tim Burton.

Washington Irving

1783 - 1859

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L'oiseleur

 

  À quinze ans, j'avais dans la pupille une forêt. Dans la forêt, des oiseaux :

 

       Toujours plus haut dans la feuillée, le Loriot chante

       des chansons secrètes. Il est jaune,​        

 

       l'arbre est vert, mais on ne le voit pas.​                                                                                       

*

​       La source aux lauriers est tarie. Le Pigeon ramier ne roucoule plus.

 

                                                                   *                   

 

       Le dernier rayon du soleil transperça le cœur de l'oiseau

       Sur la branche c'était

 

                                                       un rouge-gorge.

 

                                                                    *                   

 

        Dans le Bois

                                 un Soir

                                                 le Bouvreuil

                                                                            s'effondra.

 

  Je n'ai pas su être le garde-chasse que je rêvais d'être. Pour gagner ma vie — c'est-à-dire pour la perdre — je suis devenu Maître de Conférences dans le 9-3.   Quel gâchis !

 

                                                                                       Patrick Reumaux 

                                                                                       (Poète, mycologue, 

                                                                                        romancier et traducteur)

Patrick Reumaux

1942 -​

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Né dans le sud de la France, en 1983, Pierre Andreani vit et travaille actuellement à Cherbourg-Octeville. Titulaire d'un master en Arts, il se tourne très tôt vers le cinéma expérimental dans le sillage de l'école française (« couleurs, formes, mouvements ») et suit l’enseignement du cinéaste et universitaire Alain-Alcide Sudre. Il anime les éditions Milagro, ainsi que Région centrale, une revue électronique à parution irrégulière. Parallèlement à ses activités éditoriales, les premiers recueils de Pierre Andreani paraissent : Un tel bombardement (éditions Milagro, 2015) et L’Écœuré parlant (éditions du Contentieux, 2019), ainsi que deux récits de voyage Cahier d’Argentine et Paradis grec (éditions du Port d’Attache, 2016 et 2019). Il a publié des poèmes dans les revues Verso, Dissonances, Traversées, La Grappe, Bleu d’encre, Traction-Brabant, Comme en poésie, Festival Permanent des mots, Lichen... ainsi que des articles pour les revues en ligne Recours au poème, Café Valpins, et le site des éditions du Port d'Attache.

Pierre Andreani

1983

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1900 (le 1er septembre) : naissance à Attigny dans les Ardennes, 1907 : sa famille s’installe à Autun. Le petit André prend goût à la flânerie désintéressée, 1917 – 1920 : il met la dernière main à ses études de philosophie et retourne dans les Ardennes défigurées par la guerre. Il découvre Rimbaud, 1920 – 1923 : il accomplit son service militaire et fait la connaissance de Marcel Arland, Georges Limbour et Roger Vitrac avec lesquels il fonde deux revues éphémères : Aventures et dés 1924 – 1928 : il est nommé professeur à Athènes. La Grèce est pour lui, une découverte sans précédents, 1928 – 1929 : il rentre en France et enseigne à Béthune et commence à publier des textes poétiques, 1929 – 1934 : il est nommé à Provins et publie son premier roman Campements chez Gallimard. Il se marie en 1932 avec Suzanne. Un an plus tard, naît François, son fils, 1935 – 1943 : période assombrie par des difficultés éditoriales. La guerre l’envoie sous les drapeaux. Il correspond avec Paulhan et publie des nouvelles en revue, 1943 : professeur à Coulommiers. Deux nouvelles publications chez Gallimard : Le village pathétique et Nulle part. Il rejoint Henri Thomas et Jacques Brenner au sein de la revue 84,  1948 : il reçoit le prix Sainte-Beuve pour David aux éditions de Minuit, 1949 : il se lie d’amitié avec le poète Jean Follain,  1955 : Le Pays où l’on n’arrive jamais paraît chez Pierre Horay. C’est un triomphe public et critique. Il reçoit le prix Fémina, 1961 : retour dans le giron de Gallimard. Retraité de fraîche date, il se consacre pleinement à l’écriture entre Paris et son « baraquement SNCF » de Mont-de-Jeux dans les Ardennes, 1974 – 1975 : Grand Prix de Littérature de l’Académie Française et Prix National des lettres. Il publie à un rythme constant, 1984 : une grande année dhôtelienne avec : Histoire d’un fonctionnaire, Nouvelle chronique fabuleuse, L’école buissonnière, 1991 (le 22 juillet) : un an, jour pour jour après la disparition de Suzanne, André Dhôtel tire sa révérence.

André Dhôtel

1900 - 1991

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Pierre Lartigue, professeur et critique de danse, poète, a publié aussi trois romans : « La jolie morte » aux éditions Stock, « Beaux inconnus » et « Des fous de qualité » chez Gallimard. Il est par ailleurs, l’auteur de nombreux essais dont « L’hélice d’écrire » aux Belles Lettres, ouvrage dans lequel il célèbre l’obsédante et subtile machinerie de la sextine (six strophes de six vers, terminés par six mots-rime), une forme inventée par Arnaut Daniel au XIIème siècle et remise, dans le respect de la tradition, au goût du jour et « Plumes et rafales » aux éditions de La Bibliothèque où il évoque sa passion pour l’une des périodes, le XVIème siècle, qu’il considérait comme une des plus fécondes de notre littérature. Il place en exergue de son livre, cette citation empruntée à Philippe Desportes et qu’on lui appliquerait volontiers : je laisse au philosophe et aux gens de loisir, à mesurer le temps par mois et par journées, je compte, quant à moi, le temps par le désir. Il n’en est pas moins de son siècle et a été reconnu, dès ses débuts remarqués en poésie, par Louis Aragon, comme un des très grands poètes qui comptent aujourd’hui et qui compteront demain.

Pierre Lartigue

1936 - 2008

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Louis Codet est mort, la veille de Noël 1914, à l’hôpital du Havre, des suites d’une blessure à la carotide, contractée « au combat », le 5 novembre 1914, au pont de Steenstrate, dans les Flandres. Il s’est offert ainsi le luxe de mourir pour le roi de Prusse. Un peu par inadvertance, il est vrai. Conscient de son état jusqu’au bout, veillé par son épouse, il avait même pensé, un moment, s’en sortir ; l’opération qui devait le sauver lui fut pourtant fatale. Il avait trente-sept ans. Il avait le goût du bonheur et aimait furieusement la vie, comme le prouvent assez ses écrits, publiés de son vivant, avant-guerre – dont « La petite Chiquette » parue chez Fasquelle en 1908 – ou encore ceux qui le seront, à titre posthume, dans la période de l’entre-deux-guerres ; comme en attestent aussi les témoignages nombreux, de ses amis fidèles, qui en parlent comme d’un homme irréprochable : « pas un vice, pas un travers, pas une négligence ! » et qui possédait en outre, comme personne, le « don de l’amitié ».

Louis Codet

1876 - 1914

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Faute d'un biographe patenté... (il devient urgent d’ailleurs qu’il se fasse rapidement connaître. Avis aux amateurs ! L'auteur est prêt à lui fournir une ample matière) ... il va bien falloir qu'il s'y colle.

Sa modestie, en passe de devenir proverbiale, suffirait d’ailleurs à lui interdire de se montrer, par trop et sur un tel sujet, dithyrambique. Il s'efforcera donc d'être factuel.

Je, tu, il, est né en 1957. Ce que ne laisse guère deviner, la photo, en noir et blanc, qu’il a choisi pour le représenter. Il n'en a pas trouvé, il est vrai de plus récente.

Je, tu, il, "est né dans un petit village / qui a un nom pas du tout commun / bien sûr entouré de bocages / c’est le village de G… " (et tant pis pour la rime).

Premier de sa lignée, à quitter le dit village, il en est resté, depuis, comme deux ronds de flan.

C’est là, à l’école communale, faut dire et ce, pour le restant de ses jours, qu’il a appris à lire, à écrire et à compter. A lire (dans la stricte observance de la méthode syllabique) et à écrire (à la plume et avec les pleins et les déliés), au point de ne jamais s’en être remis tout à fait.

Il est devenu, après bien des tours et des détours, bien des lectures, bien des atermoiements, écrivain (un bien grand mot pour cet éternel apprenti) et se mêle aujourd’hui d’être éditeur.

Quant à la date de son décès, il compte en réserver, le moment venu, la primeur, à ses plus fidèles lecteurs, dans un article nécrologique qu'il avoue bien volontiers, ne pas avoir encore eu le cœur de rédiger.

Après tout, y a pas le feu !... sinon un "Feu de tout bois" paru en 2019 aux éditions Sous le Sceau du Tabellion (Tiens, tiens !)

Alain Chassagneux

1957 -